La personne en quête de sens

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La personne en quête de sens

Charlotte Buhlerrr
L’homme vit avec une intentionnalité, autrement dit avec un objectif. L’objectif, c’est de donner un sens à la vie en l’interprétant dans un contexte plus large. Dans ce contexte plus large, auquel l’individu se rattache, il veut créer des valeurs.

Sortir de la crise et répondre à la personne en quête de sens

Le sens en action Sens obligatoire
Le sens en action
Sens obligatoire

Au niveau existentiel nous ne croyons pas «  au pessimisme ancré dans nos gènes  ». Nous croyons au contraire que dans nos gènes il est ancré un «  besoin de sens et d’amour  » et que nous devons aider chacun à ce qu’il puisse trouver le moyen de son expression dans le monde. Sans cette capacité d’expression l’individu peut effectivement entrer dans un chemin de frustration, de réaction mais cette réaction est extérieure à lui c’est-à-dire à ce qu’il est vraiment au fond. Elle est induite par les événements et l’impossibilité qu’il voit de s’exprimer, d’exprimer son identité dans le monde. Il peut rentrer alors dans une crise ou un vide existentiel personnel ou professionnel, souvent reliés. Il s’agit alors de proposer à chacun les moyens de sortir de cet état de non expression de soi, de souffrance, de frustration, de vide, de perte de repères, de recherche de sens, de positionnement personnel et professionnel pour redevenir acteur et responsable de sa vie. C’est alors qu’il rentre dans une quête de sens dans laquelle il va retrouver son sens, sa direction, son action, sa responsabilité.

La crise est envisagée comme l’opportunité de remettre en ordre ce qui a été mis en désordre, d’aligner le système à nos valeurs et notre identité profonde

L’homme détient en lui ses propres solutions. Mettre en œuvre une économie existentielle qui prend sa source dans l’individu, fait émerger ces solutions et les met en vie (envie). L’homme retrouve alors son sens, sa direction. C’est de lui que partent les solutions qui transforment l’environnement extérieur.

Dans l’ordre inversé (le désordre) l’économie non existentielle empêche de faire émerger les solutions détenues par les individus, empêche de les mettre en vie, freine le système. Conséquence : les ressources individuelles sont tues (à la fois du verbe taire et du verbe mourir) et meurent. Ce qui est tue, meurt (tumeur). L’individu est de moins en moins présent dans tout ce qu’il y a de valorisant dans le système économique. Il est présent dans tout ce qu’il y a de plus contraignant (travailler, payer, subir) et non dans l’aspect valorisant de l’activité économique qui permet de le faire perdurer (créer, construire ensemble) et de donner vie à l’énergie créatrice de chacun et donc du système. Cela engendre une perte d’envie (en vie), de sens, des sens (d’essence).

Le système est alors stoppé, renversé à un moment donné, puisqu’on ne peut exclure un membre du système dont il fait partie sans qu’il y ait crise. La perte de repères devient phénoménale. Nous vivons alors à l’extérieur ce que nous ressentons à l’intérieur. Nous ne sommes plus dans notre vie, dans la vie.

Faire la différence entre l’égo et la fierté

Une prise de conscience forte est plus que jamais nécessaire pour retrouver la fierté d’être Soi

Sortir de nos égos est possible si on entre dans un processus de transformation pour agir autrement. Il s’agit alors de faire la différence entre arrogant et affirmé, entre briller (ou éblouir) et rayonner. Il ne s’agit pas de chercher à se différencier et à se comparer mais trouver ce qui nous unit tout en étant singulier. Singulier n’est pas se comparer c’est tout le contraire. C’est « Etre ».

 Je n’ai plus à prouver je n’ai qu’à être

Il s’agit de sortir du manque de confiance en soi qui engendre de « forcer, risquer, contrôler» pour tenter d’avoir une place. Etre pour réaliser sa quête de sens à sa juste place et incarner la dimension universelle du sens. Rejoindre alors la communauté  « Le sens en action ».